Transiscope, un fonctionnement unique

Transiscope, un fonctionnement unique

Transiscope (“transi” + “scope”) est un observatoire de la transition disponible en ligne et dont l’accès est gratuit pour tous.tes les citoyen.es. 

En vous connectant vous y trouverez des outils libres qui rassemblent les informations, les données et les savoirs importants pour participer à la transition d’aujourd’hui et de demain. 

👉 Le premier de ces outils est une cartographie. C’est une sorte d’annuaire de contact qui vous permet de vous connecter aux alternatives qui vous correspondent, porté par un collectif d’associations.

L’objectif est à la fois : 

  • d’engager toutes celles et ceux qui se demandent parfois comment faire pour agir au quotidien – à deux pas de chez eux pour une société plus humaine, plus écologique et plus solidaire,  
  • et de relier ces alternatives, renforcer les solutions qu’elles portent et former à la coopération inter-organisation.

En résumé, nous sommes persuadés qu’en travaillant ensemble, main dans la main, nous sommes plus forts qu’en étant en concurrence. 

👉 Faire système, travailler ensemble, combiner nos efforts, … Voici ce qui fait la particularité et la force de Transiscope.

Le collectif avant tout

Transiscope en 2020, c’est 13 organisations réunies en une association de fait qui travaillent ensemble au développement du projet et en font sa force. 

Sources

Ce sont 29 sources différentes qui participe à la réunion de près de 30 000 alternatives référencées en France et à l’étranger : 

  • Ageden tous en Transition 
  • Alternatiba 
  • Campanule (Pays d’ancenis) 
  • Cap ou Pas Cap
  • Collectif des Associations Citoyennes 
  • CRID 
  • MES – BDIS
  • Mouvement Utopia 
  • Oasis Habitat Participatif 
  • Près De Chez Nous
  • Bretagne créative
  • Artisans du Monde 
  • La ville est à tou.te.s! 
  • APRES-GE 
  • Energie Partagée 
  • Anciela
  • Réseau Transition
  • Pacte pour la Transition
  • Coréparation 44
  • We Ocean
  • Réseau cocagne
  • Vert le jardin
  • Transition Network

🤔 Comment autant d’associations si différentes par leur localisation, leur domaine et leur expérience, peuvent-elle trouver un sens commun dans notre projet Transiscope ?

Commençons par le cas des cartographies déjà existantes comme Cap ou pas cap et Près de chez nous. Pour ces acteurs, il y avait un souhait commun de sortir de la compétition et de se renforcer en mutualisant leurs données. En prenant part à Transiscope, ces “cartos sont entrées sur un terrain de coopération qui promeut leur projet sans impliquer leur activité principale” souligne Simon Louvet, d’Alternatiba et de l’Assemblée Virtuelle.

Dans le cas des sources régionales et départementales, deux grands objectifs les relient :

  • Visibiliser leur travail de référencement. Certains collectifs disposent de bases de données mais pas d’outils cartographiques, avec Transiscope ils peuvent bénéficier de la visualisation cartographique de leurs données via notre logiciel GogoCarto
  • Contribuer à une dynamique collective pour promouvoir les alternatives. En partageant leurs données avec Transiscope, ces collectifs les rendent visibles à côté de milliers d’autres, comme faisant partie du même mouvement de la transition citoyenne.

Et oui ! 

C’est transiscope qui s’adapte et fait en sorte de rassembler toutes les données, qu’elles que soient leurs formes.

Et ce n’est pas une mince affaire ! Pour cela, il nous a fallu développer des outils et une technologie uniques en leur genre (car après de nombreuses recherches aucun outil en ligne existant ne répondait entièrement à ce challenge). 

Un pari risqué

Tout débute dans les bureaux d’Alternatiba France qui valide une preuve de concept porté par les Alternatiba locaux qui fournissaient les données.

Très rapidement le projet, qui ne s’appelait pas encore Transiscope mais “La plateforme Web des alternatives”, rassemble de nouveaux partenaires comme Cap ou pas cap, l’Assemblée Virtuelle, etc. Le copil était alors créé. 

Une question reste alors en suspens : 

Comment donner de la cohérence à ce projet ? 

Plusieurs réponses ont été apportées sur ce sujet grâce à l’expérience et les outils libres de Cap ou pas cap et Près de chez nous qui étaient alors déjà des cartographies en ligne.

Reste encore à développer le fameux “bus sémantique” : cette technologie innovante et unique qui permet de réunir les données divergentes provenant des bases de données partenaires, de les traiter et de les restituer dans une même cartographie.

“L’agrégation de source est un rêve de beaucoup d’acteurs de la cartographie ! Il aura fallu la rencontre entre Simon Louvet (Alternatiba et Assemblée Virtuelle) qui a une vision à long terme et des compétences techniques sur les questions du Web sémantique, et Sebastian Castro (Colibris) qui avait développé gogocarto qui permet de visualiser les données, pour que Transiscope voit le jour.” partage Audrey membre du collectif Garc.ESS et du copil de Transiscope.

C’est donc en Septembre 2018, après 3 ans de développement informatique, que la première version de Transiscope est publiée en ligne avec environ 15 000 alternatives.

Aujourd’hui 13 associations sont partenaires de Transiscope. Ensemble, elles font vivre le projet autant financièrement que par leurs contributions.

Continuer à faire système

“Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.” 

Simon Louvet nous rappelle ce vieil adage africain qui prend tout son sens au sein de Transiscope et nous fait prendre conscience de l’importance de “Faire système”, de coopérer. 

“Dans le cadre de la transition actuelle, la coopération nous permettrait d’arriver sur le mur de l’effondrement, moins vite que la concurrence.” témoigne Simon.

Nous nous devons de faire évoluer la société en créant un effet toile d’araignée qui connecte chaque projet, chaque acteur, chaque domaine de la transition entre eux.

L’objectif est :

  • de relier les acteurs pour créer un écosystème crédible qu’une grande majorité de citoyens peut adopter,
  • de permettre à tout.e citoyen.ne de s’investir dans un projet déjà existant plutôt que de créer un nouveau concurrent,
  • de coopérer au lieu d’être en compétition. 

Chaque jour, de nouvelles personnes s’impliquent et deviennent acteurs.rices de la transition.
C’est pourquoi il est important de les intégrer à Transiscope !

“Plus il y a aura des sources de données locales, super précises et mises à jour, plus les cartographies de la Transition refléteront fidèlement une réalité encore très mal mise en avant. Le monde de demain et ses solutions alternatives existent déjà largement. C’est à nous citoyen.nes mais également politiques d’y participer, de s’y relier, ou de nous en inspirer.”

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